Voyage Alger

Les touristes qui optent pour la destination maghrébine ont mille raisons de compter l’étape d’Alger dans leur circuit. C’est la capitale algérienne, une ville de quelque trois millions d’âmes. Les autochtones la surnomment « la joyeuse » (El Bahdja) ou la « bien gardée » (al Marshousa), les francophones préfèrent lui donner le surnom affectueux de « la blanche ». Bordant la mer Méditerranéenne, la ville d’Alger n’a rien à envier aux autres villes des pays voisins. L’accueil des locaux, la chaleur humaine, le soleil et la mer, rythmés par une culture typique, font d’Alger une destination touristique intéressante.

La visite d’Alger se fait de quartier en quartier

Le centre-ville, où se situe un monument à la mémoire des martyrs de la deuxième guerre mondiale surnommé le Houbel, est le point de départ idéal pour commencer la visite. Sur la colline, juste à l’Ouest de la grande place des martyrs, se trouve la Casbah ou « la citadelle », ville fortifiée, vestige de l’histoire d’Alger mais transformée par les constructions récentes. La Casbah était construite sur la colline, en pente progressive vers la mer d’où on peut découvrir la richesse architecturale d’Alger avec les nombreuses mosquées, construites sur la hauteur de la ville, dont la plus ancienne, celle d’El kébir, datant du XIe siècle. Mais, des bâtiments de l’époque coloniale côtoient également les immeubles d’architecture musulmane. La Casbah donne l’impression d’une ville exigüe avec ses ruelles et escaliers éparpillés partout, et pourtant la vieille ville peut se découvrir par des balades improvisées. La haute ville est aussi le grand centre administratif d’Algérie avec les quartiers de Bouzareah, Hydra, El Biar et Ben Akhoun qui abritent les bureaux et immeubles des représentations diplomatiques. Sur la partie basse de la Casbah, vers le nord-ouest, le quartier de Bab El Oued, où petits commerces et activités diverses ajoutent plus de charme au pittoresque de la basilique de Notre Dame. En outre, un petit détour au musée des traditions et arts populaires situé à quelques pas de là est fortement suggéré.

Sur l’axe principal de la ville, la grande avenue Mohamed Khémisti offre une vue extraordinaire de la mer. En contrebas, la Grande Poste et les nouvelles constructions constituent le Front de la Mer ou Alger Sidi Fredj et l’hôtel de ville, le palais de la justice, la gare centrale ainsi que le théâtre national s’y trouvent également. A l’extrême nord, la cité historique d’El Djazair, témoin de l’histoire de l’amirauté en Algérie, est bâtie sur un îlot. En retrait de la ville, vers l’est, on a le quartier populaire de Belouzdad, traversé par l’avenue qui porte le même nom et les adeptes de la botanique et amateurs d’art floral auront l’occasion de découvrir, dans ce même quartier, le Jardin d’Essai couvrant plus de 32 hectares. Pour ceux qui veulent profiter du grand soleil méditerranéen au bord de la mer, l’endroit idéal est à quelques minutes vers l’ouest d’Alger où sont implantées les luxueuses infrastructures touristiques d’Alger et où peut pratiquer également presque toutes les activités touristiques de première classe.

Richesse culturelle et artistique d’Alger

Comme la plupart des pays arabes, la culture algérienne puise sa source de la religion musulmane et en Algérie, la pratique religieuse est tirée du courant sunnite de l’islam. On y respecte soigneusement les préceptes religieux tirés du Coran comme l’observation des cinq principes de l’islam, l’interdiction de l’alcool et de la viande de porc. La cuisine algérienne a alors une forte ressemblance à celle de ses voisins du Maghreb, pour ne citer que le fameux couscous, la choukchouka, la chorba, la harira… mais les amateurs de bonne chère pourront, évidemment, savourer d’autres mets, présentés à la carte, dans les restaurants d’Alger.

Côté artistique, les algériens ont su préserver leur héritage berbère et le tissage est le métier artisanal le plus dominant à travers le pays. Cependant, les objets utilitaires et décoratifs à base de céramique dénotent l’héritage européen dans l’artisanat algérien. Quant à la musique, le fameux rythme raï, la plus importante expression populaire, est interprété par les stars algériens sur les scènes internationaux. En outre, quelques vedettes des chansons kabyles comme Idir et Ait Menguelet commencent à être connus des mélomanes avec des compositions qui unissent instruments modernes et traditionnels. Concernant la littérature, des romans comme « Le chien d’Ulysse » de Salim Bachi, « Le fleuve détourné » de Rachid Mimouni sont publiés par de nombreux éditeurs à l’extérieur de l’Algérie. Malgré l’insuffisance d’infrastructures artistiques observée en Algérie, la ville d’Alger reste toujours animée par les nombreux festivités et événements de tout genre.